
Les différents types de volets roulants électriques
Selon le type de volet que vous choisirez, la méthode d’installation sera différente. Les poses en construction neuve ou en rénovation comportent chacune leurs spécificités.
Suivez toutes nos instructions pour savoir comment installer un volet roulant électrique. Un processus très simple pour les bricoleurs, mais pour lequel vous pouvez aussi faire appel à un professionnel. Pour une pose parfaite, il est primordial de maîtriser l’aspect technique.
Poser soi-même un volet roulant est à la portée d’un bricoleur à l’aise avec les gestes de base : mesurer proprement, percer droit, contrôler les niveaux et travailler avec méthode. La difficulté dépend surtout du type de pose, de la présence d’un moteur et de la précision des mesures. Un volet manuel reste en général plus simple à poser qu’un volet motorisé.
Mieux vaut vous faire accompagner dans ces cas :
- vous avez un doute sur la prise de cotes d’un volet sur mesure ;
- l’installation électrique est complexe (tableau, cheminement des câbles, perçage délicat) ;
- la façade est difficile d’accès (étage, grande hauteur).
Une formule souvent retenue : vous réalisez la pose mécanique, puis vous faites valider ou réaliser le raccordement électrique par une personne compétente.
Préparatifs avant l’installation
Le volet roulant électrique est presque devenu indispensable aujourd’hui tant ses avantages améliorent le quotidien des utilisateurs. Il permet de plonger votre habitation dans la pénombre la plus totale, à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, grâce à son opacité. De plus, il protège des cambrioleurs grâce à sa solidité et réduit grandement les risques d’effraction. Esthétiquement, le volet roulant apporte une touche de modernité à tous les types de façade.
Il limite aussi les pertes de chaleur et atténue les bruits extérieurs, selon la configuration. Il protège la fenêtre du vent, de la pluie et du soleil, et contribue à valoriser le bien. Motorisé, il se pilote d’un simple geste, voire par des scénarios domotiques selon l’équipement.
Il a aussi ses contraintes : un coût souvent plus élevé qu’un volet battant, un risque de panne sur les versions motorisées, comme pour tout équipement électrique, et un entretien des coulisses et du mécanisme pour éviter frottements et blocages. Pour budgéter et choisir, voyez le prix d’un volet roulant électrique et comment choisir son volet roulant électrique.
Le volet roulant électrique s’adapte à tous les types de maisons, de la vieille bâtisse en pierre à la maison moderne.
Pour une pose réussie, assurez-vous de choisir le volet roulant électrique adapté et de posséder tout le matériel nécessaire, renseignez-vous un maximum sur le type de pose et ses méthodes. Ne négligez pas la partie administrative à gérer avec la mairie de votre commune.
Matériel nécessaire
Passez commande du volet roulant électrique de vos rêves en sélectionnant tous vos critères : alu ou PVC, type de coffre, coloris, etc. Dans ce carton, vous devrez recevoir :
- le store ;
- le mécanisme enrouleur ;
- le coffre ;
- le moteur électrique.
Avant de commander le volet, prenez les mesures de la fenêtre à équiper avec une grande précision. La moindre erreur peut rendre l’installation très compliquée, voire impossible. Mesurez donc l’encadrement précisément en différents points.
Pour des cotes fiables :
- mesurez la largeur du tableau en haut, au milieu et en bas, et retenez la plus petite valeur ;
- vérifiez l’équerrage de l’ouverture : si elle n’est pas parfaitement d’équerre, l’alignement des coulisses demandera encore plus de rigueur ;
- notez chaque mesure par écrit, au fur et à mesure.
Pour une installation réussie, munissez-vous de chacun des outils suivants :
- joint silicone ;
- cales ;
- tasseaux ;
- câble électrique ;
- mètre ;
- niveau ;
- tournevis ;
- scie à métaux ;
- lime à métal ;
- visseuse-perceuse.
Complétez cette liste avec des forets adaptés au support (béton par exemple), des vis et chevilles choisies selon le matériau du mur, un marteau et, seulement si un ajustement devient nécessaire, une disqueuse. Adaptez toujours les fixations au support (brique, béton, bois) : une cheville mal choisie peut lâcher au premier coup de vent ou sous les vibrations de manœuvre. Pour le raccordement, voyez combien de volets roulants par disjoncteur et, en cas de panne, la réparation d’un volet roulant électrique.
Avant de commencer
Comme tous les travaux, il faut les déclarer à la mairie de laquelle vous dépendez. Pour cela, commencez par vérifier que le PLU (Plan Local d’Urbanisme) autorise l’installation de tels équipements sur les façades des maisons. Déposez ensuite une déclaration préalable de travaux au moins un mois avant les travaux afin d’obtenir l’autorisation avant qu’ils ne débutent.
L’installation de volets roulants électriques en copropriété doit faire l’objet d’une demande pour autorisation de l’assemblée des copropriétaires.
Enfin, si vous habitez dans une zone proche d’un bâtiment classé, vous devez adresser une demande aux Bâtiments de France pour pouvoir effectuer les travaux.
Techniques de pose du volet roulant électrique
Pose sous linteau
La pose sous linteau est bien souvent privilégiée pour sa facilité d’installation. L’axe du moteur se trouve entre la fenêtre et le linteau. La réussite de ce type de pose réside principalement dans la prise de mesure. Le coffre venant se fixer entre les montants de la fenêtre, les côtes doivent parfaitement correspondre.
Il faudra positionner l’axe et le moteur juste au-dessus de la fenêtre et fixer les coulisses au mur, contre le vitrage.
Une fois installé, le volet descend au plus proche de la fenêtre, presque contre la vitre. Ce type de pose permet d’obtenir une isolation thermique et phonique ultra-performante.
On l’appelle aussi pose en tunnel : le volet s’installe entre les murs de l’ouverture et le coffre se place sous le linteau, côté extérieur. Les coulisses, logées dans le tableau, sont protégées. C’est l’une des poses les plus répandues, à condition que le tableau soit assez profond pour loger le coffre et les coulisses sans gêner l’ouverture de la fenêtre. Le coffre reste visible de l’extérieur, mais il peut être assorti à la couleur de la façade.
Pose sous linteau inversée
Sur le principe, la pose sous linteau inversée est la même que la pose sous linteau, à la seule différence que le coffre est positionné dans l’autre sens. Le volet descend donc dans le prolongement de la façade et non au plus près de la fenêtre.
Il vous faudra mesurer la largeur du linteau avec précision. Pour toutes les autres étapes, elles sont similaires à la pose sous linteau : on installe le kit d’enroulement sous le linteau et les coulisses contre les murs.
Notez tout de même que la pose sous linteau est beaucoup plus simple à réaliser que la pose inversée.
Ici, le coffre se trouve côté intérieur. Cette pose s’impose surtout quand la poignée d’une porte-fenêtre gênerait une descente classique, quand le linteau est profond et que l’on souhaite préserver l’accès intérieur, ou dans les encadrements complexes de certaines maisons anciennes et de certains appartements. En contrepartie, le tablier s’éloigne du vitrage : le rendu est un peu moins soigné et l’isolation thermique légèrement inférieure à celle de la pose sous linteau. Elle est aussi moins recommandée en étage.
Pose en applique
Avec ce type de pose, le coffre est directement fixé sur la façade du bâtiment. Le volet viendra alors buter sur le rebord de la fenêtre lorsqu’il est fermé.
Ce type de pose est particulièrement apprécié dans la rénovation, puisqu’il s’agit du plus facile à mettre en œuvre sur une bâtisse existante. Son principal atout est la luminosité qui est conservée lorsqu’il est ouvert, parce qu'il devient totalement invisible de l’intérieur. C’est donc une solution à privilégier pour les fenêtres de petites dimensions.
Elle convient aussi quand l’ouverture n’a pas de linteau ou quand le tableau manque de profondeur pour une pose en tunnel. En revanche, le coffre et les coulisses restent bien visibles de l’extérieur, l’isolation est moins bonne, et la fixation en façade demande de tenir compte de la nature du mur et de l’étanchéité.
Avant de choisir entre ces trois poses, observez vos encadrements et vos contraintes techniques, et pensez au rendu visuel final.
Raccordement électrique
Une fois qu'il est posé, il faut le raccorder pour électrifier un volet roulant. Attention, pensez bien à couper le courant au tableau général avant de réaliser la moindre intervention sur les installations électriques. Réalisez les percements nécessaires pour pouvoir raccorder le volet roulant, vérifier le nombre de volet que vous pouvez mettre sur le disjoncteur. Si besoin, mettez en place des goulottes pour masquer les câbles.
Le volet doit être alimenté par un circuit dédié, conforme à la norme NF C 15-100, et non par un circuit de prises classique. Repère pratique : un disjoncteur 10 A protège jusqu’à 5 volets ; au-delà, on prévoit du 16 A selon la configuration.
Identifiez bien les trois fils avant de les raccorder : la terre en vert/jaune, le neutre en bleu et la phase en rouge. Un raccordement propre conditionne la fiabilité d’un volet motorisé.
Vous pouvez ensuite réaliser les réglages sur la télécommande et tester le bon fonctionnement du volet.
Réglez ensuite les fins de course, qui indiquent au moteur où s’arrêter en haut et en bas. Selon le moteur, le réglage se fait par ses boutons ; testez la montée et la descente après chaque ajustement. Le bon réglage : le tablier arrive en butée sans forcer.
Choix entre prêt à poser et sur-mesure
Dans les magasins de bricolage et sur les sites en ligne, vous trouverez des kits de motorisation prêts à poser. Ils offrent une installation simplissime, à condition que les côtes aient été prises avec une grande précision. De plus, il faut que vous soyez à l'aise avec les travaux électriques pour que vous ne preniez aucun risque.
Sinon, optez plutôt pour du sur-mesure en consultant un professionnel. Il prendra toutes les mesures de votre fenêtre et posera un volet personnalisé dans les règles de l’art.
Coût et devis d’installation
Le coût de l’installation réalisée par un professionnel varie selon différents facteurs : le nombre de volets, les dimensions de fenêtres, la main d'œuvre qu’ils demandent, le matériau choisi, les coloris…
La complexité de la pose (sous linteau ou en applique, support difficile, ajustements), l’accessibilité de la fenêtre, notamment en étage, et le type de commande (filaire, radio, solaire) font aussi varier le budget.
Pour connaître le prix exact, sollicitez des professionnels autour de chez vous. Ils vous établiront des devis précis et détaillés selon la configuration de votre maison et vos exigences.
Notez tout de même que si les volets roulants électriques représentent un trop gros investissement pour vous, il est tout à fait possible de motoriser vos volets manuels existants.
N’hésitez pas à consulter les avis clients des professionnels que vous consultez pour vous assurer de leur fiabilité. Ils peuvent aussi être certifiés par certains organismes pour la qualité de leurs services.
Motorisation de volets roulants manuels existants
Motoriser les volets roulants manuels et une bonne alternative pour les petits budgets. Le volet n’a pas à être remplacé, ce qui réduit grandement le prix de l’opération. Vous n’aurez qu’à commander la motorisation et faire intervenir un électricien.
Un volet roulant électrique vous coûterait entre 400 et 1500 € de fourniture et 300 à 600 € de pose, là où la motorisation d’un volet manuel vous coûterait 80 à 300 € de fourniture et 50 à 250 € d’installation.
Pour motoriser un volet existant, on utilise un kit de motorisation compatible avec l’axe en place. L’opération passe en général par le démontage du coffre, l’adaptation du moteur sur l’axe, puis le raccordement électrique et le réglage des fins de course.
Étapes d’installation d’un volet roulant électrique en rénovation
Vos volets commencent à fatiguer et vous souhaitez les remplacer ? Suivez chaque étape pour l’installation d’un volet roulant électrique rénovation :
- Retirer les fixations du volet existant et le déposer avec précaution ;
- Nettoyer l’emplacement du volet ;
- Poser le volet roulant électrique en lieu et place en fixant les coulisses ;
- Vérifier les aplombs du volet grâce à un niveau ;
- Raccorder électriquement la motorisation ;
- Tester le bon fonctionnement du volet.
La vérification des aplombs est primordiale pour le bon fonctionnement du volet. Si les coulisses ne sont pas parfaitement placées dans l’alignement du tablier, vous risquez d’abîmer très rapidement le volet et sa motorisation.
Quelques gestes rendent ces étapes plus sûres :
- faites un montage à blanc : assemblez le coffre et les coulisses sans les fixer et vérifiez que tout est droit, sans torsion ;
- fixez le coffre parfaitement de niveau, en serrant progressivement pour ne pas le tirer de travers ;
- contrôlez la verticalité des coulisses avant de les fixer solidement, puis appliquez un joint silicone entre coulisse et mur si nécessaire ;
- engagez le tablier dans les coulisses sans le vriller, fixez les attaches sur l’axe et installez les verrous anti-relevage si votre volet en est équipé ;
- placez la commande, interrupteur mural ou télécommande radio à appairer, là où vous l’utiliserez vraiment ;
- terminez par plusieurs montées et descentes, lentement au début, contrôlez les joints, puis nettoyez copeaux et poussières pour qu’ils ne finissent pas dans les coulisses.
Si le tablier force à l’insertion, ne poussez pas plus fort : reprenez l’alignement du coffre et des coulisses. De même, un frottement continu ou un tablier qui tire d’un côté signale un réglage à reprendre tout de suite, avant que le volet ne s’use.
Les erreurs les plus fréquentes sont une prise de mesure approximative, un coffre qui n’est pas horizontal, des coulisses mal alignées, un joint d’étanchéité oublié, un disjoncteur inadapté ou un branchement non conforme, et l’absence de test final avant de refermer le coffre.
Si les câbles électriques sont apparents, mettez en place des goulottes pour les masquer.